18 janvier 2007

Tatouage : manier l'art de l'aiguille

profondeurmodifi_econtrasteCyril Perriollat est étudiant en 2ème année à l'ERAA de Sophia-Antipolis, où il apprend tous les rudiments du dessin. A bientôt vingt ans, ce jeune homme passionné d'art (Bosh, Weke, Giacometti...) est également tatoueur depuis un peu plus d'un an. C'est en se faisant tatouer à deux reprises qu'il a « attrapé le virus » et qu'il a eu l'envie de manier à son tour l'art de dessiner sur la peau. Pour lui, le tatouage est une véritable addiction : difficile de pas faire le lien entre l'aiguille du tatoueur et celle du toxicomane. Il suit des formations auprès de professionnels et apprend beaucoup sur les sites webs et les revues. Equipé du matériel employé par les tatoueurs professionnels - ce qui représente un budget très important – le jeune homme tatoue chez lui ceux qui ont le courage d'affronter son aiguille. Chaque tatoueur a son trait, sa griffe. Celle de Cyril est fine, légère. Les dessins qu'il immortalise sur la peau de ses clients vont de l'éternelle tête de mort aux fleurs délicates, et aux symboles tribaux. Pourtant, l'apprenti tatoueur n'aime pas beaucoup les symboles en série, ceux que tout le monde porte : il vise plutôt l'originalité. Il arrive que le jeune homme improvise et dessine sans modèle une pièce tout droit sortie de son imagination, avant de la tatouer. La peau devient une toile sur laquelle il immortalise son oeuvre.

« Porter un tatouage est quelque chose de très intime. Un rapport très particulier s'instaure entre le tatoué et le tatoueur. C'est un état d'esprit : il s'agit, non pas de se faire décorer une partie du corps avec n'importe quel motif sous prétexte qu'il est joli. Il s'agit avant tout d'avoir une idée, puis de trouver le symbole qui la représente le mieux possible. On n'est pas esclave de son corps, mais on en dispose. Ne pas négliger la partie de son corps qu'on veut tatouer, c'est un paramètre à prendre très au sérieux. »

Sur la photo, Cyril est en plein travail : il tatoue une énorme tête de mort sur tout le dos d'une jeune fille. La fragilité que cette dernière inspire contredit l'apparente violence qui émane à la fois de l'acte de tatouer et du dessin lui-même.

Posté par helenemoretti à 14:54 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Tatouage : manier l'art de l'aiguille

    une tete de mort sur le dos !!! bizare quand meme...c'est sacrement de mauvais gout quand meme ....

    Posté par alex, 30 janvier 2007 à 02:05 | | Répondre
  • Eh oui !! Mais tous les goûts sont dans la nature !!

    Posté par hélène, 30 janvier 2007 à 13:19 | | Répondre
  • en tous cas ça donne envie de faire un petit aller à Cannes pour en revenir joliment tatouée

    Posté par mél, 05 février 2007 à 17:17 | | Répondre
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