10 décembre 2006

Pour que ca change

Voici l'hiver et ses températures négatives. En France, il seront encore des milliers à essayer de survivre dans la précarité. Ceux qui ne travaillent pas, mais aussi une nouvelle tranche de la société touchée par la pauvreté : des hommes et des femmes qui ont une famille et un travail, mais pour qui le salaire ne suffit plus à assurer le minimum vital.

Des gens crèveront encore de froid dans la rue, seuls. Ca remplira les rubriques « faits divers » des journaux. On s'apitoiera sur leur sort devant nos télévisions, et sur celui d'une mère célibataire r-m-iste avec trois enfants à charge. Pourtant, on continuera à passer devant eux en faisant mine de ne pas les voir, la tête basse, peut-être parce qu'on aura honte d'avoir suffisamment pour vivre décemment. Ou avec indifférence, voire un peu de mépris.

Plus de dignité, et plus d'identité : ceux qui manquent de tout ne sont plus que des statistiques, des chiffres aussi froids que les nuits qui leurs sont fatales.

Pendant des années, l'écart s'est creusé. Le seuil de pauvreté a baissé. On a, comme beaucoup de choses, laissé faire. On s'est sentis impuissants face à tant de misère. Pourtant, elles sont nombreuses les actions menées pour tenter d'adoucir la vie des plus démunis. Secours Catholique, Restos du Coeur, Petits frères des Pauvres...Ca ne suffit pas.

Personne n'est à l'abri. Ca peut arriver à n'importe qui, à vos proches, ou même à vous, là, qui avez le ventre plein. Il faut que ca change. Le droit à la dignité appartient à tous. Si chacun y met un peu du sien, on pourra peut-être remplir les journaux avec autre chose que de la détresse.

Posté par helenemoretti à 13:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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